3. Migrations, multiculturalités et appartenances ethnoreligieuses Axe de recherche
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L’axe Migrations, multiculturalité et appartenances ethnoreligieuses se veut avant tout un  axe thématique fonctionnant comme un carrefour interdisciplinaire et comparatif. Ce qui  suit est une présentation provisoire destinée à évoluer avec l’approfondissement des  travaux qui se mènent en son sein, puisque celui-ci accueille également des chercheur(e)s  en anthropologie et en sciences politiques, qui effectuent des recherches sur les thèmes de  l’axe, mais au départ de problématiques, d’approches théoriques et de méthodologies  propres à leur discipline (voir le  compte rendu de la réunion de lancement de l'axe ).
Dans sa spécialisation sociologique (voir le  descriptif en version longue), l’axe se réfère à la  compréhension et développe une approche ancrée dans la sociologie de l’action. Il a pour  premier objet les occurrences de la multiculturalité et l’usage social de l’ethnicité dans les  sociétés contemporaines. L’axe se situe au croisement du changement social global, de la  mutation du tissu économique, de l’évolution de la marginalitésocioculturelle et du  redéploiement d’identités minoritaires. Le modèle sociétal dominé par l’Etat-nation est  progressivement remplacé par les inégalités, les normativités et les pouvoirs issus de la  mondialisation. Il est dès lors temps d’adapter la recherche à l’ère de la sociétéglobalisée,  où s’imposent les phénomènes migratoires et la pluralité des appartenances légitimant la  mobilisation pragmatique de référents culturels de toute nature dans le dénouement de  rapports sociaux (voir le  descriptif de la recherche de Murielle Norro ).
Les constructions identitaires et les pratiques sociales des groupes religieux d’apparition  récente et/ou d’origine étrangère constituent le deuxième centre d’intérêt sociologique de  l’axe. Selon l’hypothèse de départ, elles n’ont aucune raison d’être moins rationnelles et  pragmatiques que celles qui sont mises en oeuvre dans le monde occidental sécularisé. Il  convient de reconsidérer le rapport des acteurs croyants contemporains au monde et à leur  religion, c’est-à-dire d’éviter dans les analyses tout substantialisme des religions sur le  devenir culturel et socioéconomique des sociétés et des groupes considérés. Ce constat est  le point de départ d’un domaine d’études et de débats particulier : les usages sociaux du  religieux dans le monde contemporain sous-tendus par l’idée du recours au religieux en voie  de sécularisation plutôt qu’un retour au religieux traditionnel (voir le  descriptif de la thèse  d'Ural Manço).
Au sujet de cet axe
Coordonnateur/sUral Manço
PartenairesUCL - Centre Interdisciplinaire d’Etude de l’Islam dans le Monde Contemporain (CISMOC) / UCL - Laboratoire d'anthropologie prospective (LAAP) / Institut de Recherches, Formations, Actions sur les Migrations (IRFAM) / SIRÉAS asbl (Service International de Recherche, d’Éducation et d’Action Sociale) / Chaire de Recherches sur l'Immigration, l'Ethnicité et la Citoyenneté de l'Université du Québec à Montréal
Mots-clésMigrations internationales, Globalisation culturelle, Marginalités socioculturelles et économiques, Ethnicité, Identités religieuses