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Cet axe réunit les membres du CES et de l’Observatoire du Sida et des sexualités travaillant
sur des sujets touchant à l’intime, au corps, à la sexualité et à la santé, à leur entretien et à
leur reproduction, en incluant également une préoccupation pour la question des genres
sexués. Cet axe s’inscrit dans la continuité des travaux précédemment réalisés par des
membres du CES dans le domaine des pratiques sexuelles à risque dans un contexte marqué
par le Sida. Il bénéficie de la collaboration étroite entre plusieurs chercheurs du CES et de
l'Observatoire du Sida et des sexualités. Enfin il devrait également tirer parti de la
dynamique intellectuelle –et de possibles perspectives de recherche – engendrée par la
création du cours de Socio-anthropologie du champ affectif et sexuel (3ème BAC).
Cet axe regroupe une série des problématiques-phares regroupées précédemment dans le
pôle socio-anthropologie (cf. Rapport d’activités 2005) renvoyant à des objets ou des champs
dont l’importance ne cesse de croître socialement et politiquement : la question de la
sexualité, des genres sexués et du corps, les transformations des pratiques et des normes
familiales (nouvelles formes de parentalité, homoparentalité, adoption, débats autour de la
filiation…), les difficultés et malaises au niveau des relations intimes dans un contexte
d’exacerbation des logiques systémiques (compétitives et adaptatives notamment)
empiétant sur la vie privée (altercations intimes et rapports de forces existentiels, violences
physiques et symboliques, question du «secret»…), les enjeux liés à la médecine et à la
santé (recherches autour de la chronicisation de certaines maladies graves, des recours
thérapeutiques non-conventionnels, des relations entre systèmes de santé locaux et enjeux
globaux, la question des nouveaux «risques», les technologies du vivant et les «bio-
pouvoirs», débats d’éthique bio-médicale, globalisation et multidimensionnalité des
questions de santé, brouillage de la distinction entre normal et pathologique, les
transformations de l’humain opérées par l’insertion d’objets hybrides dans les corps, etc.).
Le développement de cet axe se fera en privilégiant les collaborations notamment avec les
partenaires de l’école doctorale «Santé publique, santéet société».